ANTOINE MESSARRA
 
   
   
   
   
     
   
 
     
 




Théorie générale du système politique libanais

 

L'intérêt d'une Théorie générale du système politique libanais déborde le cadre d'un pays du Proche-Orient. Toute la problématique d'un système consensuel de gouvernement est posée dans une vaste perspective historique, contemporaine et comparative.

Avec l'extension des conflits intercommunautaires, au Liban et ailleurs, le partage du pouvoir peut être synonyme d'unité, d'efficience et de stabilité.

***

Politique d'accommodement, pacte, fédéralisme intégré, affaires communautaires, proporz, perception inégalitaire, multi-appartenance, supra-allégeance, changement endogène, culture de concordance…sont autant de notions développées dans l'ouvrage. Elles permettent de saisir la cohérence constitutionnelle et la spécificité du système libanais, les causes et les mécanismes de son blocage, les voies et moyens d'y remédier et, en somme, tout le paradoxe de la tolérance et du conflit dans le contexte international et régional d'aujourd'hui.

Par la richesse de son expérience séculaire de gestion du pluralisme, le Liban constitue un cas fondateur de la théorie des systèmes de partage du pouvoir et non un simple cas d'application.

***

Une recherche aussi approfondie, écrite en plein drame, avec sérénité, qui conserve de bout en bout un caractère universitaire et une vision équilibrée et dynamique, constitue un document de travail pour les universitaires de toutes disciplines, les ingénieurs politiques et tous les lecteurs préoccupés par le pluralisme, la tolérance et la démocratie dans le monde.

Elle corrige nombre de stéréotypes. La concordance au Liban est un phénomène vivant, quotidien, inhérent à la réalité et établi sur une même terre par un peuple uni par la même histoire, les mêmes souffrances, les mêmes us et coutumes et le même destin.

***

Une diplomatie hégémonique perturbe la coexistence harmonieuse, bloque l'émergence d'un nouvel ordre international et régional et détruit ainsi au Liban, et pour toute l'humanité, l'image d'un grand avenir.

Le nouvel ouvrage qui vient de paraître du professeur Antoine Messarra sous le titre : Théorie générale du système politique libanais, renouvelle la recherche constitutionnelle au Liban et apporte une contribution internationale originale à l'explication des systèmes consensuels de gouvernement.

Publié avec le concours du Centre National des Lettres à Paris, l'ouvrage embrasse largement le problème politique libanais et constitue une réflexion en profondeur sur la spécificité du système libanais et sa classification dans une catégorie générale.

L'intérêt d'une Théorie générale du système politique libanais déborde, d'ailleurs, le cadre d'un pays du Proche-Orient. Toute la problématique d'un système consensuel de gouvernement est posée dans une vaste perspective historique, contemporaine et comparative. Avec l'extension des conflits intercommunautaires, au Liban et ailleurs, le partage du pouvoir peut être synonyme d'unité, d'efficience et de stabilité.

Politique d'accommodement, pacte, fédéralisme intégré, affaires communautaires, perception inégalitaire, multi-appartenance, supra-allégeance, changement endogène, culture et concordance… sont autant de notion développées dans l'ouvrage. Elles permettent de saisir la cohérence constitutionnelle et la spécificité du système libanais, les causes et les mécanismes de son blocage, les voies et moyens d'y remédier : en somme, tout le paradoxe de la concordance et du conflit dans le contexte international et régional aujourd'hui. Par la richesse de son expérience séculaire de gestion du pluralisme, le Liban constitue un cas fondateur de la théorie des systèmes de partage du pouvoir et non un simple cas d'application.

 

Vision équilibre et dynamique

Une recherche aussi approfondie, écrite en plein drame, avec sérénité, qui conserve de bout en bout un caractère universitaire et une vision équilibrée et dynamique, constitue un document de travail pour les universitaires de toutes disciplines, les ingénieurs politiques et tous les lecteurs préoccupés par la gestion du pluralisme et la démocratisation dans le monde.

Le texte du professeur Messarra est entièrement neuf par rapport à ses publications précédentes. Il les approfondit, en particulier dans les domaines constitutionnel et juridique, où il utilise d'une façon originale, avec une problématique ouverte, les concepts de consensus et de fédéralisme intégré pour faire avancer sa réflexion théorique.

L'ouvrage est fortement documenté, précis, quant aux données historiques et sociologiques concernant le Liban, sans tomber dans l'anecdotique. Il est riche de références théoriques et appuyé par un travail comparatif nourri et original. L'élément explicatif n'est jamais étouffé par des prises de position partisanes, ce qui n'exclut pas une exigence humanitaire et la recherche des perspectives de changement.

En exergue de l'ouvrage cette phrase de Pharès Zoghbi qui en résume l'esprit : « A quoi servirait, au Liban, l'enseignement de Platon. Virgile, Thalès, Soljenitsyne, Shakespeare ou Molière si les citoyens sont incapables de résoudre le problèmes de la coexistence islamo-chrétienne ? »

Au sommaire :

1. La Constitution et l'édification nationale par les pactes.

2. Le fédéralisme personnel, intégré ou le législation.

3. Le statut constitutionnel de l'enseignement.

4. Fonctions et dysfonctions du système représentatif : la notion d'affaires communautaires.

5. Le système politique libanais et les droits de l'homme.

6. Partage du pouvoir : dilemme et perspectives d'évolution.

7. Le paradoxe de la tolérance et du conflit : l'expérience libanaise dans l'ethno-stratégie internationale contemporaine.

8. Problématique de l'Etat dans un modèle consensuel.

 

La Revue du Liban, 23-30 avril 1994

 
 
 

Home |  English |  Français |  Arabic |  Contact

 
2005 © Copyright. All Right Reserved  
Design by Kleudge