Fondation Libanaise pour la Paix Civile Permanente

flpcp logo


Avis no 304 A.D.

Publié au Journal Officiel, Beyrouth (Liban), no 5, 29/1/1987




La Fondation Libanaise pour la Paix Civile Permanente a été créée en 1987 afin d'approfondir la réflexion et l'action sur l'expérience libanaise, à la fois riche et douloureuse. Les souffrances communes peuvent générer une mémoire collective renouvelée et une société civile mieux prémunie contre les dangers internes et externes. La Fondation a propagé des concepts déjà intégrés dans le champ culturel libanais: droit à la mémoire, contrition nationale, école du peuple, identité de nos souffrances, lecture de la guerre après la guerre, coût des conflits, approche comptable des conflits... La Fondation se propose la diffusion d'une culture civique distincte du débat polémique entre des associés-rivaux.

La Fondation vise à promouvoir la paix civile permanente au Liban par les moyens suivants:

1. La conscientisation collective sur l'inanité de la transformation des rivalités externes en conflits internes et sur le coût de ces conflits quant à l'entité du pays, les intérêts de la population, et le rôle du Liban dans son environnement, en considérant que l'unité nationale constitue le critère de l'allégeance à la patrie, que la concorde représente la cause suprême du Liban et qu'aucune autre cause, si glorieuse qu'elle soit, ne peut primer le Pacte national de coexistence.

2. La contribution à la construction d'une culture libanaise, puisée de l'histoire nationale et des sciences humaines contemporaines, et dont les principaux éléments sont: le rejet de toute forme de triomphalisme, d'exclusion et de repliement, et la consolidation des constantes du système quant à la participation démocratique, la régulation pacifique des conflits et l'évolution dynamique de ces principes dans le cadre d'un modèle endogène de développement.

Elle se propose également la mobilisation du potentiel de ses membres au service de la société libanaise.

***

La Fondation est dirigée par un comité exécutif de six membres, élus par l'Assemblée générale pour une durée de trois ans. La fonction de Secrétaire général est assurée, en vertu de l'article 10 des Statuts, par alternance tous les six mois.

Le Comité exécutif, élu le 4 juillet 2005, comprend : Wassef Haraké, avocat à la Cour ; Hassan Kawas, magistrat, ancien membre de la Cour de Justice ; Marie-Thérèse Khair-Badawi, professeur de psychologie à l'Université Saint-Joseph ; Sami Makarem, professeur de philosophie à l'Université américaine de Beyrouth ; Antoine Messarra, professeur à l'Université Libanaise ; Ibrahim Traboulsi, avocat à la Cour, chargé d'enseignement à la Faculté de droit et des sciences politiques et administratives à l'Université Saint-Joseph.

La Fondation est régie par des Statuts (12 articles) et un Règlement intérieur
(17 articles).

Les travaux de la Fondation, édités dans des publications à caractère universitaire, sont diffusés et mis en application dans les divers domaines.

La Fondation Libanaise pour la paix civile permanente a obtenu le 16 mai 1997 le « Prix de la paix civile et des droits de l'homme », décerné par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Fondation Joseph et Laure Moghaizel. Dans les considérations de l'octroi du Prix, il est précisé :

« Le Jury a pris sa décision pour trois motifs :

« 1. La candidature de la Fondation libanaise pour la paix civile permanente est adaptée aux deux fondements du Prix : paix civile et droits de l'homme.

« 2. La contribution effective des travaux de la Fondation dans la conception et le développement d'une culture nationale en faveur de la paix civile et des droits de l'homme, en partant du concept à l'application et inversement .

« 3. L'ampleur des réalisations, en quantité, qualité et extension nationale, avec continuité et de façon exhaustive  » ( an-Nahar , 19/5/1997).

En outre, dans un dossier sous le titre : « Les 100 qui font bouger le Liban », L'Express international (Paris, no 2592, 8-14/3/2001) écrit :

« A force d'observer la société libanaise, le sociologue Antoine Messarra a acquis une sorte de détachement bienveillant qui lui permet d'expliquer sans condamner. Observateur infatigable, il a trouvé au Liban matière à approfondir ses thèses sur le pluralisme interactif. Fervent défenseur de la démocratie, ce professeur de sciences politiques a toujours été en première ligne lorsqu'il a fallu défendre les libertés. Messarra ne se contente pas d'enseigner aux Libanais qui défilent dans ses cours depuis des générations le véritable respect de l'autre et la nécessité, pour un régime complexe et fragile comme celui du Liban, d'une représentativité réelle, il organise aussi des séminaires et publie des ouvrages pour tenter de chasser les fantômes qui ont déchiré son pays. Il a lancé, avec la coopération de l'Union européenne, un Observatoire de la démocratie au Liban, gardien vigilant de valeurs rares dans cette région. »

***

La Fondation Libanaise pour la Paix Civile Permanente a organisé les recherches collectives et les séminaires suivants:

- Le droit à la mémoire , 1 er séminaire, en coopération avec le Centre des conférences à Ayia Napa (Chypre), 8-12 juillet 1987.

- Le chemin vers l'Etat de droit , 2 e séminaire, en coopération avec le Centre des conférences à Ayia Napa (Chypre), 11-15 mai 1988 et 3 e séminaire, Saida (Liban), 4 mai 1991.

- L'identité de nos souffrances , 4 e séminaire, Tripoli (Liban), 12 janvier 1991.

- Le Liban message , 5 e séminaire, en coopération avec le Centre des conférences à Ayia Napa (Chypre), 4-8 août 1992.

- Construire la paix: Les besoins du Liban en sciences humaines appliquées ,
6 e séminaire, en coopération avec le Centre des conférences à Ayia Napa (Chypre), 4-8 août 1992.

- Citoyen pour demain (Productions didactiques de culture civique), 7 e séminaire et quatre workshops, en coopération avec National Endowment for Democracy, Beyrouth, 13 novembre 1993 et 1994-1997.

- La construction démocratique (Problématique et stratégie pour le Liban d'après-guerre), 8 e séminaire, en coopération avec la Fondation Konrad Adenauer, Beyrouth et Mont-Liban, 24-26 juin 1994.

- Les politiques sociales au Liban , 9e séminaire, en coopération avec le Centre de Recherches pour le Développement International, Beyrouth, 4 février 1995.

- Partis et forces politiques au Liban (Stratégie de paix et de démocratisation pour demain), 10 e , 11 e et 12 e séminaires, en coopération avec la Fondation Konrad Adenauer, 11 mars et 21-22 octobre 1995, et 7-8 mars 1997.

- Economie en vue de la justice sociale au Liban , 13e, 14e et 17e séminaires, en coopération avec la Fondation Konrad Adenauer, 17 mars (Zahlé), 21 juin (Saida) et
5 décembre 1997 (Beyrouth).

- La paix civile permanente au Liban (Problématique et stratégie pour demain), 15 e séminaire, en coopération avec le Centre des conférences à Ayia Napa (Chypre),
10-15 septembre 1997.

- La société civile au Liban et son développement , 16 e 18 e et 20 e séminaires, en coopération avec Mercy Corps International, 17-18 octobre 1997, 14-15 mai 1998 et
25-26 février 1999.

- Syndicats et organisations professionnelles au Liban ( Stratégie de participation et de démocratie sociale), 19 e , 21 e , 22 e et 23 e séminaires, 30 octobre 1998 (Beyrouth), 22 mai (Tripoli), 11 juin 1999 (Zahlé), et 29 octobre 1999 (Saida), en coopération avec la Fondation Konrad Adenauer.

- Les rapports du citoyen avec l'administration (Circuit des formalités et information administrative), 24 e séminaire et plusieurs workshops, en coopération avec National Endowment for Democracy, 1996-1999.

- Observatoire de la paix civile permanente au Liban , 25 e et 26 e séminaires, en coopération avec le Centre des conférences à Ayia Napa (Chypre), 3-7 septembre 1999 et 14-19 août 2000.

- Acteurs en politique sociale au Liban : Problématique et stratégie, en coopération avec la Fondation Konrad Adenauer, 1 décembre 2000.

- La paix à travers le dialogue des cultures , 28e séminaire, en coopération avec le Centre des études arabo-persanes à l'Université Libanaise, Iran, 11-22 avril 2001.

- La géographie électorale au Liban  : Les conditions d'une représentation démocratique, en coopération avec la Fondation Konrad Adenauer (2001-2002).

- La gouvernance locale  : Initiative, participation et citoyenneté au niveau local au Liban, en coopération avec National Endowment for Democracy (2001-2004).

- Observatoire libanais de législation  : ONG, parlementaires et médias pour la défense de la démocratie et des droits de l'homme (2004-2006), en coopération avec National Endowment for Democracy.

 

Lebanese Foundation for Permanent Civil Peace

P.O.Box 16 - 5738 Beirut-Lebanon 1100 - 2070

Tel/Fax: (00961-1) 325 450 / 219 613 / 219 614

e mail : antoine@messarra.com

Internet: http: //www.lfpcp.org

Page d'accueil Publications


Conception et hébergement
Kleudge
Droits d'auteur © 2005 Kleudge s.a.r.l.
Tous droits réservés